Tuesday, November 17, 2009

Le Houmous : une culture nationale israélienne?

Le Houmous[1] : une culture nationale israélienne ?

Publié sur le site http://www.un-echo-israel.net/ le 15 novembre.

Par Misha Uzan.

« Manger du Houmous à Damas » est une expression connue de tous les Israéliens. Pour certains elle incarne la volonté de paix des Israéliens. Pour d’autres elle relève de l’obsession. L’obsession d’un Moyen-Orient libre et en paix, quitte à faire les plus larges concessions, quitte parfois à renoncer à soi-même.

Loin de ses interprétations politiques, elle témoigne d’une autre obsession. Celle du Houmous. Il y a quelques temps une publicité pour une marque de houmous israélienne montrait le houmous comme un objet de grande valeur de rapprochement dans les relations entre Israël et la Jordanie, plus qu’un plat, c’est toute une culture.

Le Houmous est une spécialité culinaire orientale très populaire partout au Moyen-Orient, devenue véritable passion pour certains en Israël. Il s’agit d’une purée de pois chiches qu’on accompagne généralement d’autres saveurs comme le tahiné ou thina (la purée de sésame), l’huile d’olive, le jus de citron ou l’ail écrasé. Pour la plupart des Israéliens, un sandwich, une salade ou presque n’importe quel plat s’accompagne de Houmous, que l’on mange le plus souvent avec une pita (pain oriental). Le houmous en Israël prend la place de la moutarde, de la mayonnaise, du ketchup. On trouve du houmous dans tout espace d’alimentation, petit ou grand. Houmous local, houmous maison ou houmous de marque à distribution industrielle. Deux grandes marques israéliennes de salades se partagent ce marché du houmous dans les grandes surfaces. Aussi dans tout supermarché, vous trouverez au milieu des salades préparées, toutes sortes de houmous : du houmous hiérosolymitain, du houmous libanais, du houmous avec du poivron, avec des pignons, du piquant, de la thina, ou encore de l’huile d’olive et du persil. L’une de ces deux grandes marques se nomme Tsabar, l’autre Ahla. Le nom de la première, Tsabar, littéralement figuier de barbarie, évoque le sabra (en français), celui qui est né en Israël, doux à l’intérieur mais piquant à l’extérieur, comme la figue du désert. Un terme récurrent en Israël, descriptif de la génération de l’indépendance. Une façon symbolique aussi pour la marque d’ancrer le houmous dans la culture israélienne.